European Drama and Performance Studies, n°14

Revue European Drama and Performance Studies

Publication des actes de la journée d'étude théorique et pratique « La fabrique d’un spectacle historiquement informé : déclamer, danser et jouer du violon au théâtre en France au XVIIe siècle » dans le dossier consacré au Théâtre Molière Sorbonne (dir. Matthieu Franchin), publié dans la revue European Drama and Performance Studies, n°14, The Stage and its Creative Processes (16th-21st Century), volume 2, dir. Sabine Chaouche, Paris, Classiques Garnier, 2020.


 
 
 

 
 

 
SOMMAIRE / RÉSUMÉS [Extrait] 

CREATIVE PROCESSES AND HISTORICALLY INFORMED PERFORMANCE : THE THÉÂTRE MOLIÈRE SORBONNE
EDITOR : MATTHIEU FRANCHIN

► Matthieu Franchin — Introduction. Retrouver les processus de création à l’œuvre au théâtre au XVIIe siècle : l’exemple du Théâtre Molière Sorbonne (p. 255-266)
Fondé en 2017 à l’initiative de Georges Forestier, le Théâtre Molière Sorbonne est une école et un atelier de recherche expérimentale destiné à former les étudiants aux techniques de jeu d’acteur du XVIIe siècle, selon une perspective historiquement informée. Cette introduction revient sur chacun des chantiers qui ont animé l’atelier en vue de retrouver et de réactiver des processus de création tels que ceux qui pouvaient être mis en œuvre pour un spectacle théâtral au XVIIe siècle.

► Jean-Noël Laurenti — Éléments méthodologiques pour une reconstruction de la déclamation à l’époque de Molière (p. 267-307)
Comment retrouver les grandes caractéristiques de la déclamation sérieuse ou comique du temps de Louis XIV (prononciation, prosodie, effets vocaux) ? Quelles sources ? quel crédit leur accorder ? comment les croiser ? comment les appliquer aux textes ? quels rapports avec la déclamation chantée et le récitatif de Lully ?

► Mickaël Bouffard — L’archéologie expérimentale au service des spectacles historiquement informés ? Le cas du jeu corporel au XVIIe siècle (p. 309-331)
Cet article explore les limites épistémologiques de l’étude du jeu corporel au XVIIe siècle et l’intérêt que représente la réactivation de ces pratiques pour la revivification du répertoire dramatique français. Les sources textuelles, iconographiques et matérielles sont les seuls témoins de ces savoir-faire disparus mais l’auteur tente de montrer comment l’on peut accéder en partie à cette corporalité historique par le biais de l’expérimentation suivant l’exemple de l’archéologie expérimentale.

► Sophie Landy — Témoignage. Technique vocale et déclamation : une approche pédagogique au service de l’interprétation historiquement informée (p. 333-344)
A priori, rien de plus naturel que de se servir de sa voix au théâtre. Mais une fois sur scène, trac, gestuelle et autres paramètres extérieurs comme l’acoustique de la salle semblent se liguer contre le fonctionnement optimal de l’appareil vocal de l’interprète. Tout au long de l’année, les étudiants sont partis à la découverte de leur propre voix afin d’acquérir la “palette vocale” la plus riche possible, qu’ils mettront par la suite au service de la déclamation et de l’action théâtrales.

► Guillaume Jablonka — moignage. Le maître à danser : un sculpteur qui façonne le corps (p. 345-354)
L’exercice régulier du corps, guidé par le maître à danser, permet de façonner progressivement ce medium essentiel à l’art du comédien. De l’échauffement à la répétition d’une chorégraphie, la pratique de la danse permet à la fois de tendre vers l’objectif scénique du comédien qui a besoin de maîtrise et de disponibilité de son propre corps, mais aussi de se conformer aux attentes d’exemplarité esthétique de grâce et de maintien face au regard de tous.

► Matthieu Franchin — Quelle musique de scène pour le théâtre du XVIIe siècle ? Les enjeux d’une direction musicale au Théâtre Molière Sorbonne (p. 355-374)
Au XVIIe siècle, toute représentation théâtrale faisait appel à de la musique, y compris pour les pièces déclamées, accompagnées de musique entre les actes. Sont exposés dans cet article les trois points qui ont occupé le chantier musical du Théâtre Molière Sorbonne : la restitution des intermèdes ou des entractes musicaux, la restitution d’une bande de violons, et la mise en pratique de ce que l’on sait sur la technique de jeu du violon en France à l’époque de Lully.

► Hubert Hazebroucq — Mettre les sources au cœur de la création. Éléments pour la reconstruction des danses d’une comédie-ballet (p. 375-392)
La reconstruction d’intermèdes dansés pour les comédies de Molière se confronte au manque de sources techniques chorégraphiques antérieures à 1700. En opérant par recoupements et induction autour de certains répertoires, il est néanmoins possible d’en tirer des indices suffisamment concordants pour retrouver les spécificités d’un style chorégraphique des années 1660-70. La recherche offre alors un cadre structurant et stimulant pour une récréation des danses d’intermèdes.

Date de parution: 
03/2020
ISBN / ISSN: 
978-2-406-10379-0
2266-9035
Editeur(s): 
Classiques Garnier
nombre de pages: 
413

Tutelles

Nous contacter

Institut de recherche en Musicologie (IReMus)
2, rue de Louvois 75002 Paris
Secrétariat : +33 1 49 26 09 97
par courriel

Sorbonne Université
Centre Univ. Clignancourt
salle 524 (informatique), bureau 531 (direction)

2, rue Francis de Croisset 75018 PARIS
Tél : +33 1 53 09 56 00

Centre Sorbonne
Salle Pirro
1, rue Victor Cousin 75005 PARIS
Tél : +33 1 40 46 22 11

Maison de la recherche
Salle 312 et 313
28, rue Serpente 75006 PARIS
Tél : +33 1 53 10 57 00

Connexion utilisateur